Claude a 72 ans. Il a perdu la vue dans un accident à 19 ans. Aujourd’hui, ce sont des lunettes intelligentes, les Meta d’Oakley, qui l’aident à comprendre ce que ses yeux ne peuvent plus voir.
Grâce à une petite caméra intégrée et à l’intelligence artificielle, ces lunettes décrivent ce qui se trouve devant lui, lisent des étiquettes, reconnaissent des objets et peuvent même nommer les plantes dans son salon. Pour Claude, ça change des gestes qui ont l’air bien simples : choisir la bonne canette dans le frigo, connaître la couleur de son plancher ou se faire décrire la première neige de l’hiver. « Ça me donne de l’accès à l’imprimé, résume-t-il. Puis ça, en soi, c’est très avantageux. »
Au Québec, plus de 200 000 personnes vivent avec une cécité totale ou partielle, selon la Fondation des Aveugles du Québec. Pour certains d’entre eux, la technologie n’est plus un gadget, mais un outil d’autonomie. Claude a adopté tôt l’iPhone et son lecteur d’écran VoiceOver. Les lunettes ne remplacent pas son téléphone, mais elles lui permettent d’avoir les mains libres.
Au-delà du côté pratique, il y a aussi le lien avec le monde. Claude raconte qu’en faisant décrire son environnement et ses plantes, qu’il se « sent plus connecté ». Cette impression d’autonomie lui est précieux. « C’est le plaisir de dire que je n’ai pas besoin de demander à personne pour vérifier quelque chose », explique-t-il.
Dans ce reportage tourné en format vertical, je l’accompagne chez lui pour voir la transformation de son quotidien.









