Angleterre – Écosse : la rivalité observée de l’intérieur

Par Marc Sandreschi

Matt Cox est un ancien joueur du club école de la très célèbre équipe de Manchester City. Natif d’une petite ville du Midland d’Angleterre, Matt connait la réalité entre les rivaux du Royaume-Uni et, à bâtons rompus, il se livre à Reporter plus

Cet ex-joueur de football n’a point perdu la passion qu’il a toujours ressentie pour ce sport. À 28 ans, il est aujourd’hui directeur stratégique pour une compagnie de renommée internationale.

Matt Cox, l'ancien joueur de foot de calibre international
Matt Cox, natif d’Angleterre

La passion de Matt, il la vit maintenant en parcourant plusieurs villes autour du monde afin d’assister à plusieurs matchs internationaux.

Même s’il n’est pas sur place à Londres pour ce duel tant attendu, cela ne l’empêche pas de livrer ses états d’âme sur le choc anglo-écossais. Et, dans la voix de l’homme, on sent son amour pour ce sport, pour les traditions britanniques, mais aussi une tristesse de ne pas y être.

Reporter plus : Matt, vous êtes un globe-trotter du foot. Allez, je vous écoute.

J’ai grandi dans le village historique d’Hereford et j’ai parcouru l’Angleterre afin de suivre de nombreuses joutes. Notamment l’équipe d’Arsenal de qui je me suis éventuellement amouraché.

Je me suis aussi déplacé à Lisbonne au Portugal, à Madrid et Barcelone en Espagne, dans plusieurs villes d’Allemagne, à Amsterdam aux Pays-Bas, ainsi que dans plusieurs autres villes.

Depuis que j’ai déménagé à Toronto pour mon travail, je suis aussi les activités de la Major League Soccer (MLS), mais cela ne m’empêche pas de sauter dans un avion dès que j’en ai l’opportunité.

L’Angleterre et l’Écosse sont sur le point de s’affronter ; les joueurs sont-ils influencés par la situation politique ?

Les Écossais et les Anglais représentent la plus ancienne rivalité sportive qui puisse exister. Je vous parle d’une rivalité qui dure depuis 1872, date de la 1re partie entre ces 2 adversaires.

Les effets culturels et sociaux qui se sont développés pendant des siècles de conflits ont certes été à la source de la rivalité que nous connaissons aujourd’hui.

Le nationalisme écossais a certainement été un important facteur de motivation pour les joueurs dans leur profond désir de battre les Anglais. Même si je crois que l’équipe actuelle désire avant tout remporter la partie pour des raisons purement sportives, pour les fans, c’est une toute autre histoire : ils dormiront beaucoup mieux si leur équipe l’emporte.

Craignez-vous des débordements à Londres ?

Oui.

Il y a toujours des hooligans lors de ces duels. Ils ne sont qu’une minorité, mais ils donnent une mauvaise réputation à Londres et aux supporteurs. J’espère que la grande majorité des spectateurs seront simplement heureux d’assister à la partie.

Parlons de politique. Croyez-vous que le gouvernement écossais va présenter un nouveau référendum de séparation à sa population ?

Même si la Première ministre a déjà dit qu’un référendum n’arrive qu’une fois par génération, un important groupe de nationalistes écossais milite en faveur de la sortie du Royaume-Uni. Pourtant, lors du dernier référendum en 2014, 55 % de la population avait voté contre l’indépendance.

Mais, nous ne pouvons jamais dire jamais. La façon dont le gouvernement anglais a géré la crise du Brexit et ensuite la COVID-19 a permis au mouvement indépendantiste de prendre de l’ampleur.

Si la population désire voter à nouveau, le gouvernement écossais ne pourra pas s’y opposer.

Même si vous ne vivez plus en Angleterre, suivez-vous les activités de la Monarchie ?

Absolument !

Revenons au foot. Les Écossais peuvent-ils remporter ce match ?

Oui. Ils ont des joueurs très dangereux qui ne sont pas ici pour simplement accumuler des statistiques. Même si nous sommes favoris pour l’emporter, il n’y a rien que les Écossais ne feront pas pour détruire nos espoirs de nous rendre jusqu’au bout.

Et, dans ce genre de rivalité, tout peut arriver.

Qui va gagner le match ?

L’Angleterre, bien sûr !

En complément :

Matt Cox a signé son 1er contrat professionnel à titre de joueur de football pour le club anglais de Hereford United à l’âge de 15 ans. Il a ensuite joué dans l’équipe des moins de 18 ans de Manchester United où il a eu comme entraîneur Roberto Mancini, l’actuel entraîneur de la sélection nationale italienne.

Finalement, il a jadis gagné la médaille de bronze avec l’équipe nationale d’Angleterre pour les moins de 18 ans.

 

 

 

 

 

 

 

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