Plus de couleurs dans l’arc-en-ciel de la Fierté

Par Catherine Dib

Les guirlandes roses iconiques du village gai de Montréal ont changé de visage cette année. On y voit plus de couleurs, à l’instar de ce qu’espèrent les organisateurs de Fierté Montréal pour leur édition de 2017.

Un reportage vidéo de Catherine Dib.

Dernière édition décevante

Cette année, Nokya Hunter espère partager ses poèmes sur son expérience comme femme queer de couleur au micro ouvert de Fierté Montréal.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule. La militante féministe Lysa Janelle fait partie de ceux qui avaient accusé Fierté Montréal d’opportunisme politique pour avoir ouvert la parade de 2016 avec un contingent d’Arc-en-ciel d’Afrique. « Ce n’est pas assez qu’un organisme représentant une minorité ouvre une parade, c’est de la poudre aux yeux, dénonce Mme Janelle. Il faudrait une modification profonde de la structure de l’événement. »

Pourtant, certaines organisations représentants d’autres groupes participent au défilé. Helem, un groupe arobophone pour la défense des individus LGBT, y prend part depuis 14 ans. Le président d’Helem, Rémy Nassar, explique la position de l’organisation sur la question de la diversité:

Durée: 00:46

M. Boudreault reconnaît que Fierté Montréal demeure perfectible : « Il y a quelques années, notre réflexion portait plutôt sur l’inclusion des transgenres et des lesbiennes. Le festival est en constante évolution. » Il précise que la porte est toujours ouverte aux critiques à cet égard.

De son côté, Mme Hunter prendra part aux festivités de Fierté Montréal cette année. Mais, pour elle, ouvrir la porte n’est pas suffisant : « Il faut aussi tendre la main, aller activement chercher les individus qui se sentent exclus. »

 

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