L’Islande dit non à l’Union européenne

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Les négociations avec L’UE reprennent entre juin 2011 et janvier 2013. 70 % des accords de l’adhésion islandaise à l’UE sont acceptés. Cependant, le plus gros obstacle reste le dossier de la pêche. Les Islandais avec leur sang ancestral de Viking n’ont jamais accepté de se plier devant quiconque et encore moins devant les impositions des quotas de pêches de Bruxelles.

D’ailleurs en 1952 et 1958, par des manœuvres d’intimidation, lors de la guerre de la morue, les garde-côtes islandais forcent les Britanniques à ne plus venir pêcher dans leurs eaux. En 1976, une fois de plus les deux pays entrent en conflit. L’Organisation des Nations Unies (ONU) règle le désaccord en délimitant la frontière maritime de l’Islande, qui était auparavant de 50 milles, à 200 milles marins pour une superficie de 758 000 km2.

Toujours entre 2011 et 2013, c’est la guerre des maquereaux qui oppose l’Islande et l’UE. Les tensions s’accentuent. L’Islande augmente considérablement son quota de pêche de 2 000 à 130 000 tonnes. Les pressions de Bruxelles n’ont aucun effet sur la politique de pêche revendiquée depuis longtemps par Reykjavik. De plus, l’Islande n’est pas soumise aux barrières tarifaires d’exportation de ses produits halieutiques, puisqu’elle fait partie de l’Association européenne de libre-échange et de l’Espace économique européen.

Quant à la Politique commune de la pêche (PCP), laquelle répartit équitablement les quotas entre les pays membres, et  donne accès aux fonds et aux eaux de l’UE, est loin de satisfaire tous les pêcheurs. En effet, l’Islande n’ayant pas signé l’adhésion européenne reste maîtresse de ses eaux : « En n’étant pas dans L’Union européenne, les Islandais ont le droit de pêcher ailleurs. Les Islandais sont de petits joueurs ; ils sont coincés et c’est pour cela qu’ils ont rejeté l’adhésion à l’UE », confie le professeur George Ross associé de la chaire Jean-Monnet de l’UdeM.  Et c’est ce qui fait fulminer les pêcheurs écossais, irlandais, espagnols et bretons.

En 2014, l’Islande a exporté au total 654 000 tonnes de poissons (90% de ses prises), soit l’équivalent 1,6 milliard d’€. Pour l’année 2016, les Totaux Admissibles de Capture (TAC) sont de 485 000 milles tonnes. Cette baisse est voulue de façon à régénérer la faune aquatique.

http://mactengineers.com/buy-levitra levitra online  Les pêcheurs islandais gèrent leur économie halieutique

À partir de 2003, grâce à la fonte de la calotte glaciaire, le territoire de pêche islandais est bien entendu plus vaste qu’il ne l’était auparavant. Les pêcheurs islandais en sont conscients et se réjouissent de ce fait.  Ils profitent depuis toujours du croisement des courants du Golf-Stream (chaud) et polaire (froid) qui en fait les eaux les plus poissonneuses du monde. Avec une population de 320 000 habitants, la pêche, à elle seule emploie approximativement 9 000 personnes, soit environ 5,3 % de la population active.

La flotte de pêche islandaise compte 1680 bateaux dont la moitié d’entre eux sont des chalutiers-usines qui ne pêchent qu’en haute mer. Les 840 autres sont des petits bateaux de pêche côtière ou de petits chalutiers. Chaque année, le gouvernement octroie des quotas de pêche pour chacun des navires. Les pêcheurs en sont les propriétaires et ont le droit de les louer, les transférer, les vendre ou les transmettre à leurs héritiers. Ils doivent à tout moment garder en tête les quotas qui leur sont alloués. Mais, comment gèrent-ils leurs pêches ?

viagra without a prescription La pêche à la palangre

Les pêcheurs islandais pratiquent la pêche à la palangre. C’est une pêche artisanale et c’est aussi une tradition séculaire. De longues lignes de 500 mètres sur lesquelles sont disposés à intervalles réguliers des hameçons permettent d’attirer la morue, le cabillaud, etc.

C’est une technique beaucoup plus précise et plus respectueuse des fonds marins. Il arrive même qu’en avril des zones de pêches, allant jusqu’à 12 milles marins, soient fermées pour que la faune aquatique puisse se reproduire. En revanche, au nord de l’Islande, les navires-usines étrangers raclent avec leur unique filet les fonds marins sans se soucier de la faune aquatique. Cependant, les pêcheurs islandais portent une attention très spéciale aux limites fixées par le gouvernement pour garantir une pêche durable et ils agissent en conséquence.

Pour cela, les capitaines évitent les bancs de coraux et les monts sous-marins afin de ne pas détériorer les habitats et surtout pour empêcher les lignes de s’entremêler. Bien au-delà des lignes, la pêche durable est fondamentale pour ces descendants de Vikings et ils espèrent que les prochaines générations pourront vivre en harmonie avec cet univers qui est la mer.

Pour exporter 90% de leurs prises, les Islandais possèdent des bateaux-usines sur lesquels ils font les premières transformations. Le reste du travail se fait dans leurs usines côtières ultras modernisées. Ces usines sont d’ailleurs à la fine pointe de la technologie. Tous les produits de la pêche sont étiquetés avec la vignette Marine Stewardship (MCS) prouvant que les pêcheurs pratiquent la pêche durable.

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Tous les morceaux de lingue et de cabillaud sont récupérés dans les usines de transformations. Les langues sont vendues sur les marchés locaux. Quant aux arêtes et aux têtes, elles sont vendues à Abuja au Nigéria. Les Chinois raffolent des vessies natatoires comme aphrodisiaques. Les usines de transformation produisent également des huiles de poisson riches en oméga 3. Ils ont même poussé l’audace jusqu’à confectionner des pansements à partir de peaux de poissons pour les patients souffrant d’allergie cutanée.

Après s’être battus et avoir fait face à tous les obstacles rencontrés sur leur chemin, les Islandais peuvent maintenant dire que le pays n’a plus besoin de l’Europe. Maîtres de leur mer et protecteurs de leur mère nourricière, les Islandais se contentent de rester membres de l’OTAN et de l’espace sans passeport de Schengen qui ouvre les frontières entre les pays signataires. L’Union européenne reste tout de même un partenaire commercial de premier plan pour l’Islande.

 

 

 

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