Attention, on est sous surveillance !

Big data is watching you

 

À quoi servent toutes ces données?

Une fois recueillies, ces données sont traitées et analysées afin de dresser notre profil social et économique. Nous sommes désormais cernés, apprivoisés, voire dénudés. Les détenteurs de nos données les utilisent soit comme outil de sécurité, soit comme outil de ciblage pour nous vendre des produits et services. Les moteurs de recherches tels que Google, Ask, Baidu, Bing et Yahoo, pour ne citer que ceux-là, sont si bien référencés qu’ils finissent par mieux nous connaître que nous-mêmes. Nous sommes des données qui sont échangées.

Google garde notre historique de recherche pendant cinq ans. Les agences de sécurité nationale utilisent aussi ces mêmes données aux besoins de leurs enquêtes. Malheureusement, quelle que soit l’utilisation de ces données, notre avis n’est jamais demandé. On s’inscrit ainsi dans un engrenage ou personne n’échappe au système vicieux et totalitaire de la surveillance numérique.

Chaque jour, des milliards de personnes dans le monde publient leurs informations personnelles sur les réseaux sociaux. Elles exposent ainsi leur vie privée volontairement au monde. Une fois diffusées, ces informations deviennent la propriété des réseaux sociaux. Ces derniers peuvent en faire ce qu’ils veulent. Nos informations sont devenues des marchandises qu’ils vendent à d’autres commerçants qui le désirent.

 Une société de surveillance et de contrôle totalitaire

Norbert Wiener définissait la cybernétique comme la science du contrôle. Lorsque nous observons bien l’utilisation du big data, nous pouvons affirmer qu’elle sert à nous contrôler. La sécurité ne justifie pas un renoncement à nos libertés fondamentales. Pénétrer l’intimité et la vie privée de chacun est une atteinte à nos libertés défendues par la constitution.

L’ère numérique que nous traversons constitue une réelle menace pour la vie privée. Nous vivons dans une société hyperconnectée et voyeuse, où une éthique de la transparence est poussée jusqu’à la perversion.

Dans un futur proche, le fait de ne pas avoir Internet va être considéré comme un délit. Les autorités de défense et de sécurité ou encore certaines compagnies de biens et services pourraient offrir gratuitement la connexion Internet à des fins d’espionnage ou de collectes d’informations pour ensuite les revendre à une tierce personne. Qui vivra verra, nous dit l’adage.

 

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